La marine de Loire


Amarrés quai du Châtelet, en plein centre-ville d'Orléans, plusieurs bateaux d'époque font la joie des promeneurs avec leur aspect d'antan, leur bois vieilli. Au-delà de leur intérêt esthétique, il est par exemple possible de se rendre au marché chaque samedi à bord de la Sterne - c'est comme cela qu'elle s'appelle -, ou encore de faire des balades au fil de l'eau, sur la Loire et sur le canal.

Il est possible également durant l'été de rejoindre l'île Charlemagne, qui est une résurgence de la Loire possédant une grande plage et des activités de plein-air, par voie fluviale.

Il existait du temps du grand port d'Orléans différentes sortes de bateaux, comme par exemple les chalands qui ont un grand mât abattable pour passer sous les ponts, et une voile carrée pour prendre le vent d'ouest dominant de Nantes à Orléans.

En amont d'Orléans ils devaient avoir recours au halage. Le halage était la traction des bateaux depuis le bord, soit par le marinier et sa famille, ce qui s'appelle le halage à la bricole, soit par traction animale, par chevaux, ânes, mulets ou boeufs, soit enfin par traction mécanique.

Bien que tout ceci n'existe plus aujourd'hui, c'est pour ça que l'on continue malgré tout d'apeller les chemins longeant les fleuves des "chemins de halage" ...!

En dehors des chalands, dans son bassin inférieur, la Loire porte des gabarres, des saumuroises, des sainte-rambertes - ou salembardes par déformation du nom -, des toues et des pillards, en majorité à fond plat caractéristique de la batellerie fluviale. On trouve également des scutes qui remontent jusqu'aux Ponts-de-Cé pour transporter les vins d'Anjou. Ils sont alors partiellement pontés.

Dans le sous-bassin de la Maine, encore appelé le "pays des trois rivières", on y voit des auriers, des gabarres, des hannequins et des futuraux ou Fûtreaux, tandis que sur le cours moyen de la Loire on trouve les cabanes et les sapines cabanées, les bateaux percés encore appelés bascules ou basouilles, des gabarots, des chalands, des toues, des berrichons.

Enfin dans les pays hauts on retrouve encore des toues et des futuraux à côté des recettes, des auvergnates - sapinières fabriquées en Auvergne, sur le haut Allier dans les environs de Jumeaux -, des rambertes - encore appelées saint-rambertes ou salembardes par déformation du nom précédent, ce sont à l'origine des sapines foréziennes de Saint-Rambert -, et des roannaises - sapines foréziennes de Roanne -.

Quelle diversité d'embarcations !

Un très fort mouvement de regain d'intérêt pour ce patrimoine depuis le début des années 1990 a conduit de nombreuses associations, aidées à leur tour par des archéologues nauticiens comme par exemple François Beaudouin, à fabriquer aussi fidèlement que possible des copies de ces anciennes embarcations, tel le scute de Savonnières.

Durant dix ans, de septembre 2002 à juin 2012, France 3 Centre a également fortement contribué à faire connaître au grand public la Loire, par l'intermédiaire de son émission "Chroniques de Loire" qui était programmée tous les vendredis midi et à 19h00. L'émission a du malheureusement s'arrêter lors du départ à la retraite de son créateur, le journaliste Yann Perrier.

Et vous, quelle est votre impression sur l'ensemble des changements qui ont lieu à Orléans, d'années en années, pour redonner vie au long fleuve ?

Est-ce-que vous êtes sensibles à l'histoire et au passé de votre ville ?

Unknown

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